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Pourquoi ton enfant à un blocage et des difficultés en lecture ?

  • Photo du rédacteur: yann paillat
    yann paillat
  • 19 mars
  • 5 min de lecture

Tu lui proposes de lire.

Il essaie… puis tombe sur un mot difficile.

Et là, tout s’arrête.

Il dit qu’il n’y arrive pas.

Il s’énerve.

Il refuse de continuer.

Parfois, il se ferme complètement.


Tu te demandes :

Pourquoi abandonne-t-il aussi vite ?

Pourquoi se braque-t-il dès qu’il se trompe ?


Dans beaucoup de cas, ce n’est pas seulement un problème de lecture.

C’est une réaction de stress face à la difficulté.

Et cette réaction dépend du fonctionnement du cerveau… mais aussi de la sécurité intérieure que l’enfant a construite avec le temps.


 

Quand les difficultés déclenchent un blocage immédiat face à la lecture



un enfant qui a des difficultés en lecture

Certains enfants acceptent de se tromper.

D’autres vivent la moindre erreur ou difficulté comme un échec.


Chez ces enfants, la difficulté peut provoquer :

  • tension dans le corps

  • stress rapide

  • peur de se tromper

  • refus de continuer

  • perte de moyens


Les recherches en neurosciences montrent que face à une situation perçue comme menaçante, le cerveau peut activer des réponses automatiques de protection : lutte, fuite ou figement (réponse de stress)→ décrit dans les travaux sur la réponse au stress et la régulation émotionnelle (McEwen, 2007, Physiological Reviews).


Quand cette réaction s’active, l’enfant ne choisit pas de bloquer.

Son système nerveux essaie de se protéger.


Pour apprendre, le cerveau doit se sentir en sécurité


Apprendre demande de pouvoir :

  • essayer

  • se tromper

  • recommencer


Or cela n’est possible que si le cerveau ne perçoit pas l’erreur comme un danger.

Les recherches sur la régulation émotionnelle montrent que la capacité à rester engagé face à une difficulté dépend du fonctionnement du système nerveux autonome et du niveau de stress physiologique (Thayer & Lane, 2000, Journal of Affective Disorders).


Quand le stress monte trop vite, les capacités d’attention et d’apprentissage diminuent.

Ce n’est pas un manque de volonté.

C’est une réaction biologique.


Pourquoi certains enfants tolèrent moins l’échec


La tolérance à la difficulté dépend de plusieurs facteurs :

  • tempérament

  • expériences passées

  • confiance en soi

  • capacités d’autorégulation


Les travaux sur le growth mindset montrent que les enfants qui pensent que les capacités peuvent progresser acceptent mieux les erreurs et persévèrent davantage (Dweck, 2006, Stanford University).


Mais cette confiance ne se construit pas seulement avec des paroles.

Elle se construit aussi avec l’expérience.


Le rôle des expériences concrètes dans la confiance en soi


Pendant l’enfance, le cerveau apprend en agissant.


Avant d’apprendre à lire, l’enfant apprend à :

  • se retourner

  • ramper

  • grimper

  • tomber

  • recommencer

  • réussir progressivement


Ces expériences répétées participent au développement des fonctions exécutives, de la planification et de la persévérance (Diamond, 2013, Annual Review of Psychology).


Les recherches montrent aussi que l’activité physique et les expériences motrices sont associées à de meilleures capacités cognitives et émotionnelles chez l’enfant (Hillman et al., 2008, Nature Reviews Neuroscience).


⚠️ Cela ne veut pas dire que tous les enfants avec des difficultés motrices ont forcément des difficultés scolaires, mais le développement moteur fait partie des expériences qui contribuent à construire la confiance et la régulation.


Quand le cerveau reste en vigilance élevée


Certains enfants présentent :

  • une grande sensibilité au stress

  • des difficultés d’autorégulation

  • une faible tolérance à la frustration

  • une anxiété de performance

  • une peur importante de l’échec


Les études montrent que l’anxiété peut diminuer les performances scolaires, notamment en lecture et en mathématiques, en mobilisant les ressources attentionnelles (Owens et al., 2012, Journal of Experimental Child Psychology).


Dans ces situations, l’enfant ne voit plus l’exercice comme un défi.

Il le vit comme une menace pour son estime de soi.

Et le cerveau peut alors se figer.


Comment aider ton enfant à dépasser ce blocage et ses difficultés en lecture sans le braquer


Forcer fonctionne rarement.

Rassurer uniquement avec des mots ne suffit pas toujours.

Le cerveau a besoin de vivre des expériences où il peut :

  • essayer sans danger

  • réussir progressivement

  • sentir qu’il progresse


1. Redonner des expériences de réussite


Les activités physiques, les jeux moteurs ou les défis progressifs peuvent aider à renforcer le sentiment de compétence.


L’activité physique est associée à une meilleure estime de soi et à une meilleure régulation émotionnelle chez l’enfant (Biddle & Asare, 2011, British Journal of Sports Medicine).


Exemples :

  • parcours moteurs

  • jeux d’équilibre

  • défis adaptés

  • activités où l’enfant peut progresser

Le but n’est pas de le rendre sportif.

Le but est qu’il ressente :je peux essayer → je peux progresser.

 

C’est dans cette objectif que j’ai créé le jeu EQUILIBRIUM.



2. Diminuer la pression sur la performance


Remplacer :

Lis correctement

par

On cherche ensemble


Un enfant apprend mieux quand il se sent soutenu plutôt que jugé.


3. Fractionner les difficultés


Un enfant bloqué a besoin de petites étapes :

  • un mot

  • puis une phrase

  • puis un petit texte


4. Valoriser l’effort

Dire :

  • tu as essayé

  • tu as continué

  • tu n’as pas abandonné

 

Construire la confiance sur le long terme


Quand on aide un enfant seulement sur la lecture, on agit sur le symptôme.


Quand on renforce :

  • la régulation émotionnelle

  • la confiance en soi

  • la capacité à gérer l’effort

  • les expériences de réussite


on agit sur les bases qui soutiennent tous les apprentissages.

Et souvent, le blocage diminue progressivement.

Parce que le cerveau retrouve quelque chose d’essentiel :

la sensation qu’il peut essayer… sans se sentir en danger.

 

Outils bonus pour accompagner ton enfant


Voici un outil que je donne souvent en cabinet pour apporter un apaisement, le bercement.

En plus de l’accompagnement que je t’ai conseillé tu peux également faire ce bercement pendant 1 minutes tous les soirs et observer progressivement les changements chez ton p’tit loup.


 


AKELA pour bien grandir

"Favorise le calme à la maison et en classe "




Auteur : Yann PAILLAT

"Passionné de développement humain, j'accompagne les enfants en difficulté avec leurs émotions ou leurs apprentissages."


Références scientifiques

  • McEwen BS. Physiology and neurobiology of stress. Physiological Reviews, 2007

  • Thayer & Lane. Neurovisceral integration model. Journal of Affective Disorders, 2000

  • Dweck C. Mindset. 2006

  • Diamond A. Executive functions. Annual Review of Psychology, 2013

  • Hillman CH et al. Physical activity and brain function. Nature Reviews Neuroscience, 2008

  • Owens M et al. Anxiety and academic performance. Journal of Experimental Child Psychology, 2012

  • Biddle & Asare. Physical activity and mental health. British Journal of Sports Medicine, 2011

  • Bandura A. Self-efficacy. 1997

  • Deci & Ryan. Self-Determination Theory, 2000

 

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